Open data et humanitaire

L’open Data est le partage des données avec le public. Rendre visible de tous des donnée de toutes sortes ; culturelles, géographiques, identitaires, monétaires, etc. ; afin de permettre une diffusion globale et sans limite des données et donc du savoir. Si la démarche peut paraître honorable, il apparaît qu’elle n’est pas au goût de tous et pourrait même selon certains se montrer dangereuse ; notamment en violant l’anonymat dont chacun est libre de jouir.

Néanmoins, lors de catastrophes de grande envergure, de problèmes humanitaires à grande échelle, l’open data s’est révélé être une solution efficace, peu couteuse et rapide à mettre en place.

Sans pour autant qu’une catastrophe se déclenche brutalement, la misère existe. Et comme le savent si bien les journalistes, à moins d’avoir des images ou une proximité géographique, la population ne s’intéressera pas à ces phénomènes. Ainsi, pour contrer cela, des solutions découlant de l’open data ont étés mises en places ; comme en 2011, lors de la grande famine qui a touché la corne de l’Afrique, les Nations Unies ont mis en place une carte montrant les zones les plus atteintes et les lieux ou intervenaient les aides humanitaires ; permettant ainsi à un public très large de s’intéresser au problèmes et donc de soulever des fonds.

Lors d’un événement soudain ou paralysant un pays, c’est encore une fois l’open data qui peut offrir le salut de milliers de personnes en détresse. En offrant par exemple une cartographie très précise des lieux du drame avec des photographies, le reliefs, etc., permettant une progression rapide des secours, où bien encore en divulguant les identités des personnes recherchées, offrant alors une idée précise du nombre de victime potentielles, les cibles prioritaires (les enfants), où les rechercher à priori… De nombreuses informations qui accélèrent grandement les procédures d’assistance, surtout dans des pays en voie de développement où les moyens étant moindres, la nécessité d’apporter une aide internationale est évidente.

Enfin, si l’open data venait à se développer dans les milieux de l’enseignement et de la culture, l’accès à la connaissance dans les pays en voie de développement ou dans une grande détresse sanitaire serait un pas de géant, mettant ainsi les différentes régions du monde sur un pied d’égalité. La savoir est en effet la clefs à de très nombreux problèmes de pauvreté : les érudits des pays sont capables d’améliorer les infrastructures, de créer de la richesse. De plus, ces pays pauvres, souvent rongés par la corruption de leurs gouvernements verraient grâce à l’open data, ces affaires d’argent sale exposées au grand jour, permettant ainsi, si ce n’est l’éradication, l’endiguement de ces pratiques.

L’open data au service des populations en détresse pourrait être une nouvelle manière de solutionner à la fois les problèmes de longues dates (famines, crise de l’accès à l’eau potable, à l’éducation, etc.) comme l’intervention après une catastrophe (naturelle, nucléaire, etc.) ou encore mise au propre des finances frauduleuses et de la politique abusive de certains états. Une nouvelle forme de solidarité active en somme.

Sources :

http://cursus.edu/article/17821/open-data-service-humanitaire/#.VL-riFv6lHI

http://www.ted.com/talks/sanjay_pradhan_how_open_data_is_changing_international_aid

http://www.grotius.fr/open-data-gestion-de-crise-et-action-humanitaire-le-«-web-humanitaire-»-est-deja-une-realite/

http://askmedia.fr/blog/lopen-data-ca-sert-a-quoi-5-exemples-concrets/

http://techethique.blog.youphil.com/archive/2013/03/27/ted-talk-l-open-data-au-service-de-l-aide-internationale.html

Camille Granghon

Open data et humanitaire

Open Data et Tourisme

L’avenir des applications touristiques face à la faiblesse du retour sur investissement ?

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Introduction

Grâce à la grande apparition de l’Open Data, les nouvelles innovations et les opportunités ont été apportées dans le secteur de tourisme. De plus en plus d’applications réutilisant l’Open Data sont créées pour les voyageurs. Aujourd’hui, 78.8% des personnes voyagent avec ses Smartphones et les utilisent tout le temps. 51% des personnes utilisent les applications pour chercher les informations sur la destination du voyage. Cependant, il y a 56% des applications touristiques sont gratuites pour les utilisateurs. Quelles sont ces chiffre signifient ? Est-ce que l’avenir des applications touristiques face à la faiblesse du retour sur investissement ?

Cet article vous présentera les applications touristiques qui réutilisent l’Open Data et ses états des lieux dans un premier temps, puis nous verrons comment ces applications profitent à ses producteurs et le retour sur investissement à l’avenir.

1. L’application touristique réutilisant l’Open Data

L’application touristique est l’application installée dans les Smartphones ou les tablettes pour aider les voyageurs. Principalement, elle est utilisée pour chercher les informations de la destination, partager les photos ou les expériences, planifier le voyage et guider les voyageurs.

L’Open Data signifie « les données ouvertes » en français. Ils sont plutôt des données brutes qui permettent d’accès libre et de réutiliser en transformant en informations utiles. Ils sont donc accessibles, exploitables et réutilisables pour tous.

Mais quelles sont les applications touristiques qui réutilisent l’Open Data ? Ce sont des applications qui donnent les informations du voyage sur la base des données ouvertes. Elles peuvent être utilisées à tout moment pendant le cycle du voyage. Il y a trois phases dans le cycle du voyage : l’inspiration, la préparation et le voyage sur place. Les producteurs des applications ont des objectifs différents dans chaque phase. Le but dans la phase d’inspiration est d’attirer l’attention sur les produits ou les services. Dans cette phase, les applications peuvent aider les gens à choisir la destination du voyage. Il est ainsi important de faire avoir les gens la conscience sur le voyage. Dans la phase de préparation du voyage, le but est d’engager les gens à transmettre l’intérêt en réservation à l’aide des applications. Et dans la troisième phase, la phase de voyage sur place, les applications servent les voyageurs pour donner les informations, aider à partager et assurer la fidélisation des voyageurs. Les applications touristiques utilisant l’Open Data sont présentées ci-dessous avec les fonctions différentes :

  • Recherche de transport et réservation : KAYAK, Expedia, hipmunk, skyscanner, HOSTELWORLD, Booking
  • Guide de voyage et Information des lieux : tripadvisor, gogobot, viator, mtrip
  • Planning de voyage : tripomatic, touristeye
  • Communication : Tango, WhatsApp
  • Recherche des lieux : google maps, AroundMe, mapquest
  • Recommandation : foursquare, Footspotting, yelp
  • Prévisions météorologiques : AccuWeather

 

Comme les chiffres mentionnés ci-dessus, les applications touristiques sont plus appréciées aujourd’hui. Il y a plusieurs raisons. D’abord, de plus en plus de gens aiment le voyage moins bien préparés, avec un préavis plus court. Leur découverte, planification et réservation se déplace vers mobile. Puis, les gens veulent les informations contextuelles. Ils naviguent et les recherche via les cartes. En conséquence, les cartes deviennent une plate-forme de communication. Les applications permettent les gens d’obtenir ces informations. De plus, grâce aux applications, les problèmes sont aidés à résoudre immédiatement. Les voyageurs peuvent être informés directement par les applications quand il y des problèmes, les annulations ou les retards.

Les producteurs des applications touristiques sont souvent les entreprises de tourisme, les hôtels, les agences de voyage, etc. Ils sont aussi les réutilisateurs de l’Open Data. Dans la partie suivante, nous verrons une analyse du retour sur investissement des applications touristiques dans la perspective des producteurs.

2. L’avenir de l’application touristique

Toutefois, les gens utilisent les applications touristiques souvent pendant le voyage. Selon la recherche d’ITB Mobile Travel Guide, 56% des applications touristiques sont gratuites. Comment ces applications profitent ?

Principalement, il y a trois aspects de profiter : les publicités, les frais d’utilisation et les réservations en ligne.

Les publicités

Actuellement, la recette publicitaire a un rôle prépondérant dans la perspective de retour sur investissement. Selon le bilan financier de Tripadvisor, la recette publicitaire ont représenté 90% du total des revenus. Cependant, les publicités dans les applications ont des défauts. Par exemple, l’expression des publicités n’est pas suffisante à cause du petit écran de téléphone mobile.

Les frais d’utilisation

Les utilisateurs sont demandés de payer pour le téléchargement ou l’utilisation de quelques applications. En revanche, ce n’est pas une bonne façon pour faire un profit car la compétition est très acharnée. Il y a plusieurs applications qui ont les mêmes fonctions. Les utilisateurs peuvent choisir les applications gratuites.

Les réservations en ligne

Les créateurs des applications gagnent de l’argent directement par les réservations en ligne. Ce n’est que pour les applications qui ont la fonction de réservation. D’autre part, il existe une concurrence avec les autres façons de réservation, comme les réservations dans les sites web.

En bref, aucune façon n’est parfaite pour faire un profit des applications touristiques. Est-ce que c’est-à-dire l’avenir des applications touristiques face à la faiblesse du retour sur investissement ? En fait, on a trouvé une autre façon.

Etant donné de l’état des lieux des applications, le retour sur investissement est à long terme. C’est d’augmenter la fidélité et d’améliorer la satisfaction des utilisateurs en fournissant une meilleure expérience. Cela peut prolonger le cycle du voyage et faire continuer à utiliser les applications après le voyage. Et enfin, atteindre les objectifs dans chaque phase du cycle voyage mentionnés ci-dessus.

A cet effet, l’Open Data est un rôle important aussi pour le retour sur investissement. Afin de l’expliquer, nous verrons les trois acteurs dans l’Open Data dans le secteur de tourisme d’abord.

  • Les détenteurs et émetteurs des données : le gouvernement, les administrations, les institutions de tourime, les entreprises de tourisme et citoyens (peut-être), etc.
  • Les réutilisateurs des données qui développent de nouveaux usages à partir de ces données ouvertes : les entreprises de tourisme, les agences de vooyage, les hôtels, etc.
  • Les utilisateurs finals qui bénéficient de ces nouveaux usages : les citoyens (les voyageurs)

 

Comment faire un profit avec l’Open Data ? Les relations entre les trois acteurs :

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Conclusion

Les applications touristiques sont de plus en plus importantes dans le secteur de tourisme grâce au développement des données ouvertes. On trouve qu’à court terme, il n’y a pas beaucoup de retour sur l’investissement, mais les applications procédèrent un grand potentiel à l’avenir. Les producteurs des applications sont encore en train de chercher les autres façons de faire le profit. Cela peut-être nous apportera une autre innovation du tourisme.

SITOGRAPHIE :

http://www.offremedia.com/voir-article/les-investissements-publicitaires-sur-mobile-aux-etats-unis-vont-depasser-ceux-du-desktop-en-2016-selon-emarketer/newsletter_id=199187/

http://ottawa.ca/en/mobile-apps-and-open-data

http://fr.slideshare.net/TineThygesen/mobile-trends-how-they-influence-travel-and-tourism-for-slideshare

http://www.lechotouristique.com/article/open-data-l-avenir-du-tourisme,52975

http://fr.slideshare.net/DebleenaBose/best-oftravelappstravelaroundtheworldhasslefree

http://fr.slideshare.net/gazooz/travel-app

Wenyun DAI

Open Data et Tourisme

Normalisation dans le monde Open Data : état des lieux

Introduction

L’objectif de cet article est de constater s’il y a oui ou non une convergence vers ce que l’on appelle « les bonnes pratiques » de l’Open data et comment on peut l’observer.L’Open Data a fait sa grande apparition en 2008 depuis l’élection du président Américain Barack Obama qui en a fait l’une de ses priorités, dans le but d’offrir aux citoyens plus de transparence sur ce qui se passe dans « les affaires de la cité ». Littéralement, l’Open Data signifie « ouverture des données ».

Difficultés

Il faut cependant ajouter qu’il s’agit de l’ouverture de données brutes que tout un chacun ne peut pas forcément comprendre. Il faut d’un donc qu’une personne tierce se mette entre l’organisme public ou l’entreprise privée ouvrant ses données et l’utilisateur final. Ces personnes s’appellent des ré-utilisateurs. Du fait de son caractère très technique, cette réutilisation des données ne peut être effectuées que par des personnes capables de décrypter les données brutes qu’ils ont sous les yeux : les data-journalistes. Malgré leur expertise, ces personnes ont parfois des difficultés à chercher des données mais aussi à les réutiliser.

Derrière ces difficultés, deux raisons sont à identifier. Nous pouvons tout d’abord noter la trop grande diversité des formats de fichier sous lesquels les données sont distribuées.
La présentation du contenu au sein des fichiers eux-mêmes est aussi discutée : typographie, métadonnées, etc.

De « bonnes pratiques » en réponses aux difficultés de l’Open-Data

Malgré l’univers atomisé de l’Open-Data, plusieurs organismes tentent de se lancer dans la voie des « bonnes pratiques ».  Le but recherché est à terme d’atteindre un standard reconnu et utilisé par tous dans la sphère Open-Data.

Dans un premier temps, nous constatons l’émergence de standards en ce qui concerne les méta-données. Afin de faciliter leur mise en place, ces standards s’appuient sur des normes déjà existantes. L’intérêt de ces standards est de faciliter la recherche et le référencement des jeux de données pour leur assurer un plus grand accès. Des projets tels qu’Eurovoc, DBPedia, Freebase ou Wikidata travaillent dans cette direction.

Nous constatons enfin des mouvements dédiés à une normalisation de l’Open-Data. Ces derniers concernent des aspects bien plus large que celui des métadonnées seules. C’est ainsi que Pascal Romain (Conseil Général de la Gironde) et Charles Nepote (Fondation Internet nouvelle génération pour l’idée originale) ont donné naissance à une liste de « 72 bonnes pratiques Open-Data ».

Cette liste s’intéresse aux sujets suivants et constitue les balbutiements de ce qui peut devenir une norme:

  • API
  • Animation
  • Applications
  • Catalogage
  • Format
  • Historique
  • Identification
  • Licence
  • Transparence
  • Vie privée

D’autres collectivités territoriales suivent le mouvement, comme le Conseil Régional d’Île-de-France avec Christophe Libert, qui propose une marche à suivre afin d’exporter des jeux de données en CSV de manière « propre ».  Pour la France, ce sont les seules démarches connues à ce jour. En revanche, des collectivités d’autres pays tels que le Royaume-Uni et le Canada sont très actives en la matière. Même si les actions sont là encore entreprises de manière individuelle, l’intention reste la même.

Conclusion

Bien que ces initiatives soient prises individuellement, il apparaît que ces dernières convergent vers le même but : une meilleure accessibilité des jeux de données pour une meilleure réutilisation et donc des jeux de données de plus grande valeur.  Tout nous porte à croire qu’un standard mondial en matière d’Open-Data peut voir le jour avant les dix prochaines années.

Sources

http://www.slideshare.net/christophelibertidf/bonnes-pratiquesexcel-cc27juin2013

https://checklists.opquast.com/fr/opendata/

http://www.a-brest.net/article16662.html

http://wiki.data.gouv.fr/wiki/Différentes_normes_de_méta-données

http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3560.asp

Julien F.

Normalisation dans le monde Open Data : état des lieux